25 ans plus tard, l’Etat français n’arrive toujours pas à faire face à ses demons du Génocide perpétré contre les Tutsi.

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S’il y a un Français qui de son vivant a pu heurté la conscience des rescapés du Génocide perpétré contre les Tutsi en 1994, il s’agit bien de Pierre Péan. Son livre “Noires fureurs et Blancs menteurs” était d’un cynisme sans nom. Confondant les bourreaux aux victimes, et accusant ceux qui ont stoppé le genocide, à savoir l’Armée Patriotique Rwandaise d’avoir provoqué la mort de leurs propre frères et soeurs pour accéder au pouvoir. Le livre de Péan est d’une telle cruauté, qu’on se demande ce que les Tutsi ont pu lui faire. On y retrouve par exemple des passages entiers du Mein Kamph ce livre macabre d’Hitler, justifiant l’extermination des Juifs, Péan s’étant contenté de remplacer ‘Juif’ par ‘Tutsi’. Quel est le crime des Tutsi à ses yeux? Avoir survécu à l’extermination qui était sponsorisé par l’Etat Français et avoir battu une armée genocidaire soutenue par la France. 

Le livre “Noires fureurs et Blancs menteurs” a inspiré le négationisme et le révisionnisme des 25 dernières années, notamment sein du Tribunal Penal International pour le Rwanda, crée pour réprimer les génocidaires. Le livre sera aussi à l’origine des mandats d’arrêts émit par un Juge Français, qui ont depuis était démentis par ses successeurs, sans compter des centaines d’articles dans les médias Français reprenant la même thèse d’accusation-en-mirroir’. Pour les rescapés du Génocide perpétré contre les Tutsi au Rwanda, Pierre Péan est la réincarnation du diable. A voir, lors de sa disparition, le président français lui rendre un tel hommage, sans un seul mot sur son négationisme qui l’a charactérisé durant sa vie est une démonstration de l’hipocrisie du gouvernement français quant à sa volonté de renouer les rélations avec le Rwanda. 

Cela, laisse présager de l’issue des travaux de la énième commission – dite ‘Duclert’, nouvellement créer pour re-éxaminer le rôle ‘Ó glorieux’ de la France dans le génocide perpétré contre les Tutsi.

De ce fait, j’en profite pour faire un démenti, par rapport aux déclarations jusque-là passé inaperçu, de l’ex-député Jacques Myard, membre d’une autre commission Française sur le sujet – dite Quilès des années 1998, affirmant que: “L’Élysée a décidé de nommer une commission [d’historiens] pour établir la vérité sur la tragédie du génocide du Rwanda en 1994 où les Hutus et Tutsis se sont massacrés réciproquement…”

Je tiens à dire, en tant que chercheur Rwandais, que cette commission Française ne nous concerne en aucune façon. Nous n’avons pas attendu la France pour nous apprendre ce qui s’est passé chez nous!? 

Cette commission ne sert pas non plus à nous informer sur quoi que ce soit. Nous Rwandais sommes fixé sur le role de la France dans le Génocide perpetré contre les Tutsi en 1994. Nous avons les idées claires quant à l’appuis technique, diplomatique et financier apporté au régime génocidaire avant, pendant et après le genocide, par l’Etat Français

Nous sommes assez bien informé sur la formation apporté par l’armée française à l’armée Rwandaise et aux milices interahamwe qui vont servir d’escadrons de la mort. Nous avons vu de nos propres yeux les cortèges Mitterand et Habyarimana défiler à Kigali, nous avons entendu les tueurs chanter ‘vive la France, vive les français, vive l’armée française, vive la coopération’.

Le monde entier a était temoins, au cours des plusieurs séssions du conseil de sécurité de l’ONU, des discours si éloquants des representants français, membres permanents dudit conseil, defendant le gouvernement génocidaire, alors membre non-permanent qui niait ce qui était entrain de se passer au Rwanda, au moment où cela était entrain de se passer.

Le peu de survivants de Bisesero se souviennent de l’abandon d’une patrouille des militaires français les ayant découvert cachés dans les montagnes, blessé et sans médicament ni vivres, puis abandonnés au tuers, qui campaient tout pret.  

Tout le monde se rappele des militaires francais qui étaient sur des barrieres à Kigali, séparant Tutsi et Hutu puis livrant ensuite les Tutsi aux bourreaux; 

Nous sommes au courrant de la cruauté de Murambi, lorsque les militaires Français on crée un terrain de volley-ball au dessus d’une fausse commune pour dissimuler les cadavres des Tutsi fraichement tué aux enqueteurs de l’ONU;

Nous avons en fin, entendu les temoignages des femmes Tutsi violées par des militaires français.

Nous connaissons l’identité des boureaux qui vivent aujourdhui en France sous la protection de l’Etat Français, 25 ans apres le génocide. 

Il y à peine trois mois, les services de renseignement françaises (DGSE) ont finallement accusé les éxtremistes Hutu d’être résponsable de l’attentat  contre l’Avion du président Habyarimana, élement qui a servi de prétexte pour débuter l’extermination à grande echelle des Tutsi. Cela intervient après une décennie de résistance contre des mandats d’arrêt bidons, émis par un juge français contre les dirigeants du gouvernement Rwandais actuel, ceux qui ont justement stoppé le génocide.

Encore une fois ces soit-disants révélations de la DGSE ne nous ont rien apprises. Nous avons toujours su qui a abbatu l’avion transportant Habyarimana et son homologue Burundais Ntaryamira. Nous avons mené nos propres enquettes et avons conclu qu’il s’agissait des mêmes extrèmistes en connivance avec des experts de l’armée française.

Nous nous battons depuis 25 ans contre une campagne de désinformation systematique des services de la DGSE visant, comme Piere Péan, à confondre les boureaux aux victims, et notamment, comme l’affirme les écrivains americain Andrew Wallis et Britanique Linda Melvern, par des fausses alertes d’assassinat visant les génocidaires et leurs supporteurs en fuite en occident, distribuée aux autres services occidentales à fin de saboter leurs éxtraditions vers le Rwanda pour faire face à la justice; c’est à croire que les français ont peur que ceux-ci puissent avouer de l’empleur de l’appui reçut de l’Etat Francais.

Le débat sur les archives françaises, n’est pas si different du debat sur l’identité de ceux qui ont abbatu l’avion du president Habyarimana. En réalité ces deux éléments ne changent rien dans les faits, sur l’empleur, le déroulement, l’identité des bourreaux ni le deroulement du génocide perpetré contre les Tutsi. 

Cette enième commission française Alors, est une affaire purement francaise, d’autant plus que les vrais experts en la matière, les seuls qui comprennent le Kinyarwanda et le Rwanda en ont été ecarté. 

Nous n’attendons rien donc, de cette tentative à éxpliquer aux frainçais comment le soit-disant ‘pays des droits de l’homme’ a pu se render complice du drame le plus effroyable de la fin du 20e siecle, En gros, elle ne sert qu’aux tueurs et à leurs complices français à faire face à leurs propres demons, une forme donc pouvant justifier l’indicible. 

Je ne peux terminer cet article sans citer l’écrivain Français, Jean François Dupaquier, co-auteur de: ‘Medias du génocide’ qui s’exprimait lors de la Conférence Internationale sur le Génocide tenue au Rwanda en Avril dernier: ‘Si la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens, le négationisme est aussi la continuation du Génocide par d’autre moyens’, et de s’adresser à monsieur Vincent Duclerc qui était présent dans la salle: ‘Vous avez était choisi pour mentir, pour déformer la réalité et minimiser le rôle bien documenté de l’Etat Français dans le Génocide contre les Tutsi. Je me demande d’ailleurs comment vous avez accepté. Ici au Rwanda ils ont une philosophie, qui les a aidé à se relever, ‘Agaciro’. Cela signifie ‘Dignité’. Je vous appel à vous inspirer…’

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