Les medias français, une mouche dans le lait. Africain.

Jusqu’a tout récemment, un président Africain aussitôt élu, devait effectuer une tournée outres-mers, chez l’ancient colon pour recevoir des directives sur comment gouverner, qui nommer conseiller, à quelle entreprise Française céder des concessions.

A l’instar de John Pombe Magufuli, et maintenant de la visite du président Patrice Talon qui l’a porte au Nigeria, puis au Rwanda, les Africains se visitent mutuellement desormais, s’inspirent et font le business ensemble. Que les temps changes…

‘Quand on a l’occasion d’observer de loin quelqu’un qui est le symbole du résultat, on a envie de le connaître.’ Disait le président Talon lors de sa visite récente à Kigali, à l’endroit de son homologue Paul Kagame.

Or, le résultat justement se fait plutôt rare en Europe par les temps qui courent, tant sur le plan économique que sur le plan politique…

On vas donc s’approvisionner dans le voisinage où les idées sont fraîches, et c’est tant mieux; Les réalités et les problemes étant plus proches, les méthodes en sont donc plus adaptées. Nous assistons aussi à un autre aire, celui des jeunes dirigeant dynamiques et décomplexés, qui n’ont aucune leçon à recevoir, surtout de la part des vieux systèmes et personages dont la croissance ideologique est au point mort.

Qu’a cela ne tienne apparemment, les medias français semble obstiné à défendre la fameuse ‘honneur de la France’. Non. Pour le coup il ne s’agit pas d’Alain Jubé – ce septuagénaire sadique, ancien ministre des affaires étrangères de Mitterand qui aida le gouvernement Rwandais de l’époque à commettre le génocide des Tutsi, aujourd’hui à la conquête du pouvoir Français. Il s’agit d’une de ses probable disciples; correspondante de Radio France International à Kigali.

Écoutez, au Rwanda on écoute presque plus les histoires en français, même le vieux centre culturel francais, j’adis situé en ville, à finit par être bulldozé. Mais cela ne l’empeche pas de rester dans les parages, tel une mouche dans le lait.

Une expression très connue du Kinyarwanda: ‘se jeter dans le lait comme une mouche’. Pas besoin d’expliquer…

Ce qui me ramène à la question déplacée, de la dite journaliste: ‘Monsieur le président’, s’addressant au Président Talon, ‘comme vous dites vouloir émuler le modèle Rwandais, un adepte des reformes, approuvez vous celle du troisième mandat?’

Un précèdent avait pourtant était établis lors du sommet de l’Union Africaine, qui vient de se tenir à Kigali, le président Kagame avait déclaréé la Convention Center, un cadre pour traiter du business sérieux Africain.

D’ailleur, ‘aucun représentant des partenaires de l’Union africaine (UA) – France, États-Unis, Royaume-Uni, Chine, Union européenne – n’avait été convié aux travaux du 27e sommet de Kigali.’ – reportait Jeune Afrique dans la foullée du Sommet.

Le Président Denis Sassou Ngwesso, abondant dans le même sens avait ordoné aux journalistes de quitter la salle, lors des delibérés.

Comment a-t-elle pu traîner la France dans une fête 100% Africaine. Le président Talon a même tenté de lui faire une petite leçon d’histoire: En substance: ‘…j’espere que vous comprenez, madame, le caractère pervers de ce modèle (que nous avons empruté chez vous) qui crée tellement des dommages à notre vie tranquille…’

Le problème? elle n’y connais rien à l’histoire, ou à grand chose, il suffit de lire un peu ses trucs chez RFI. Elle s’interressait encore moins à la réponse donnée; Ce n’est pas elle qui a redigé la question voyons, sa mission était uniquement de jouer les sans-gènes. Frustréée du fait que les défilés des chef d’Etats Africains se font rare à Paris, et plus fréquents à Kigali, à Lagos ou à Nairobi, et cela en dépit des poux qu’elle et ses collègues passent le temps à nous chercher; ils ont dû lui demander juste d’être casse-pied.

Un journaliste d’un décorum plus sérieux aurais saisit l’occasion pour se taire, ayant comprit que sa présence faisait tache. Mais non, l’insolence légendaire des médias français on la connais…

Eh bien, quand on a pas les manières et le décorum requis, on est pas convié aux évènements de marque. On ne devrait donc plus assouvir leur delires; une sorte de narcissisme psychotique.

Comme à l’habitude, la réponse n’a pas déçut: cassante, la remettant elle, et ‘les medias qu’elle dit representer’ à leur place:

‘A cette question typique qu’ils remmènent en boucle, peu importe la réponse donnée, permettez moi de repondre’. A commencé le President Kagame dans son élément: ‘Il y a autre chose derrière, vous savez, il y a bien des dirigeant dans leur troisième mandat en Europe… j’espère que tes gens finissent par apprendre à nous foutre la paix. Mais une chose est claire; nous autres Rwandais, et je parle pour plusieurs de mes pairs Africains, avons l’intention de nous gouverner nous-même. Et cela indépendamment de la bonne volonté venue de l’exterieur… Surtout que je me rend compte, que ces apprentis sorcier ont des sérieux problèmes chez eux ces temps-ci. Je me demande d’ailleurs comment ils arrive à se lever pour parler de gouvernance…’ Et de porter le coup de grâce: ‘si vous gouvernez un pays de 60 million avec 12% d’opinion favorable et vous appelez cela démocratie. En suite vous me demandez d’emulez cela? there must be something terribly wrong with you, conclu un président, visiblement en train de pratiquer son sport favori; celui de remettre les Francais a leur place. ‘He was floating like a butterfly, stinging like a bee’ , dirait mon confrère Lonzen Rugira dans le New Times Lundi matin.

Les Américains appelent ce genre de réponse: a slam dunk. Elle n’a même pas osé mentionner l’insident dans son journal RFI le lendemain: trop embarrassant. Déjà, on envoie pas un mouton dans un duel des loups, car il se fait littéralement dévoré. Mais quand on envoie une mouche, c’est juste embêtant, vous voyez?

Que la réponse ait été dévastatrice est justement la source de ma colère; pourquoi a-t-on permit à une mouche de bourdonner autour de notre lait? Son pays est absent à Kigali depuis plus de vingt ans et personne s’en rend compte, d’ailleur cet article ne va même pas être lu par grand monde à Kigali, je perd mon temps à écrire en français ici…

C’etait un moment solennel, un moment de fraternité basé sur un idéal; Un idéal Pan-Africain. Non un amour désintéresse, nostalgique voir mélancolique, mais un amour pragmatique, donc plus exigeant et plus clairvoyant; Un estime mutuel, plutôt. On y parlait échange touristique, industrie textile, transport aérien, on y parlait business. Sa question était donc totalement à coté de la plaque.

Quand j’ai reparlé de l’incident avec un collègue, il à résumé la chose dans un Anglais sarcastique, comme aiment le faire les Rwandais quand ils sentent qu’on essaie d’insulter leur intelligence: ‘The problem is that she isn’t capable of grasping the ridicule and cretinism that she projects here. So in our sector we take her for a buffoon. She gets put in her place all the time. We like her…’ Tout est dit.

Pour conclure, et j’en revient aux proverbes Kinyarwanda: ‘kabiri murugo rw’umugabo kirazira’

Elle doit avoir de ‘clearance levels’. Quand il y a une ONG, une délégation de la France, ou un évènement de ce genre – ou le président ne participe généralement pas – laisser-la venir poser ses questions. Mais quand on reçoit des hôtes de marque; nos Frères, pour des question traitant de l’unité Africaine, des échanges économiques, elle n’a pas droit au chapitre. Ni elle, ni les médias qu’elle dit représenter

Cette Convention Centre est un gros Baobab, sous le quel les Africains se réunissent en toute sérénité et quiétude pour traiter des question les concernant. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est écrit dans la constitution Rwandaise, Article 11: Principes Fondamentales: ‘…les Rwandais – et j’ajouterais les Africains – se basant sur leurs valeurs, mettent en place des mécanismes de solutions endogènes en vue d’aborder des questions qui les concernent..’

Il n’y est dit nul part qu’ils ‘pourront éventuellement laisser les piques-assiettes habituels s’y immiscer…’

Ils n’ont plus rien a offrir, les pauvres… c’est pour ça qu’ils pose la même question sans arrêt pour faire le malin. A-t-elle posé la même à Madame Merkel dans son troisième mandat, cherchant un quatrieme? C’est comme si moi, blogguer Rwandais, m’inviterais à la fête du débarquement de Normandie, pour demander à Mr. Hollande: ‘Oui mais, en Juin 1944 on vous a sauvé de l’holocauste, pourquoi alors avez-vous participé aux massacre d’un million des Tutsis quelques temps après?’ – cela serait plus justifié me dirais vous?

Eh bien il va falloir rompre avec la fausse modestie. Il n’y a rien de bien qui en sort. Faut arrêter les frais, Stephanie…

Ah, j’oubliais l’essentiel; on a connu Mr. Aurelien Agbenonci quand il était représentant de la mission des Nations Unies au Rwanda. Un homme de caractère qui a mené des reformes majeures au PNUD avant de partir, un évènement rare dans cette institution. A présent il vient de retourner dans son pays le Bénin pour servir au poste prestigieux de Ministre des Affaires Étrangère, mais il n’a jamais oublié les liens scellée avec le Rwanda. Il est revenu nous voir avec son Président. Il est notre meilleur ambassadeur au Bénin et nous en somme honoré. Ça nous a fait plaisir de te revoir au pays, cher frère Agbenonci

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